Je m’appelle Violette Harquin et j’écris ce blog seule.
Directrice artistique indépendante à Lyon. Identité visuelle, typographie, fichiers de production. Douze ans de métier et toujours autant de maquettes qui ne tombent pas juste du premier coup.

Comment on arrive à écrire sur le graphisme un vendredi matin.
J’ai commencé en agence en 2013, sur des chaînes de production où l’on livrait vingt déclinaisons d’une affiche avant midi. On y apprend vite deux choses : exécuter proprement, et se taire quand une décision a déjà été prise trois étages plus haut. La première m’a servi tous les jours depuis. La seconde m’a rendue curieuse de ce qui se décidait avant la maquette.
En 2018, je me suis installée à mon compte. Depuis, je travaille surtout avec des marques alimentaires, des lieux culturels et deux maisons d’édition : des clients qui ont besoin d’un système tenable sur la durée, pas d’un logo à effet.
Un bon système graphique se juge le jour où quelqu’un d’autre doit s’en servir sans vous appeler.
C’est de là qu’est venu ce blog. En relisant mes notes de projet, je me suis rendu compte que j’y écrivais chaque semaine ce que j’aurais voulu lire dix ans plus tôt : pourquoi cette graisse plutôt qu’une autre, ce qui casse une grille en mobile, comment une palette se comporte une fois imprimée sur du kraft. Autant le publier.
Le parcours, en cinq dates
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2011
École de design graphique, Lyon
Trois ans à dessiner des lettres à la main avant de toucher un logiciel. J’ai râlé sur le moment ; c’est ce qui m’a le plus servi depuis.
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2013
Exécutante en agence de publicité
Déclinaisons, chartes, gabarits presse. J’y ai appris la production : gabarits propres, calques nommés, fichiers qu’un autre peut rouvrir sans jurer.
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2016
Directrice artistique, studio d’identité
Le passage de l’exécution à la décision. Premiers projets menés de la stratégie de marque jusqu’au guide d’utilisation.
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2018
Installation en indépendante
Atelier à Lyon 7e. Une soixantaine d’identités visuelles livrées depuis, de la conserverie artisanale au festival de musique.
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2022
Enseignement et blog
Cours de typographie en école de design, une journée par semaine. Préparer ces cours m’a poussée à écrire ici pour tout le monde.
Ce que vous trouverez ici
Des articles qui partent d’un cas réel et se terminent par ce qui est réutilisable sur vos propres projets. Trois formats reviennent régulièrement.
Décryptages
Une identité visuelle existante remontée pièce par pièce : choix typographiques, système de couleur, tenue sur les supports réels.
Fichiers ouverts
Un de mes projets, avec les versions rejetées et les raisons. C’est la rubrique la plus inconfortable à écrire, et la plus lue.
Méthode et outils
Grilles, réglages typographiques, contrôles avant livraison, tests de contraste. Ce que je vérifie vraiment, pas ce qui fait joli en capture.
Quelques partis pris, pour situer
Vous n’êtes pas obligé d’être d’accord, mais autant savoir d’où j’écris avant de lire le reste.
- Une identité se conçoit pour ceux qui devront l’appliquer, pas pour le book du designer.
- La typographie porte 80 % du travail. Le reste, souvent, est de l’habillage.
- Un fichier de production mal rangé annule le bénéfice d’une belle maquette.
- Les tendances de couleur passent ; les questions de contraste et de lisibilité restent.
- Une contrainte de budget est une contrainte de conception comme une autre.
Une question, un désaccord, un projet ?
Je réponds aux messages le vendredi, en même temps que j’écris. Les retours de lecteurs finissent souvent en article.
